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CODITO SUNDAY
Votre avantage stratégique en 3 minutes.
Dimanche 1er mars 2026 · Édition #3
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Émile
Président de Codito Ergo Sum
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Bonjour à tous,
Cette semaine, l'IA a basculé de la une des pages tech à la une des pages politiques. Un drame en trois actes s'est joué entre une startup, un géant de la tech et la Maison Blanche, révélant la tension fondamentale entre éthique et pouvoir. C'est ce que nous allons décrypter.
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Éthique vs Pouvoir : Anthropic dit non à l'armée, OpenAI prend le contrat
Le fait : Dans la nuit de vendredi à samedi, le Président Trump a ordonné à toute l'administration US de cesser d'utiliser l'IA d'Anthropic. La raison : la startup a refusé de retirer ses garanties éthiques interdisant l'usage de son IA pour la surveillance de masse et les armes autonomes, malgré un contrat de 200M$ avec le Pentagone. Quelques heures plus tard, Sam Altman (CEO d'OpenAI) annonçait avoir récupéré le contrat, en affirmant respecter les mêmes lignes rouges.
L'analyse Codito : C'est un moment de vérité pour le secteur. D'un côté, Anthropic, qui sacrifie un contrat majeur au nom de ses principes fondateurs. De l'autre, OpenAI, qui, malgré les déclarations de son CEO, est perçu comme plus flexible sur l'éthique pour sécuriser sa croissance. La réputation sulfureuse d'Altman dans la Silicon Valley ne joue pas en sa faveur. L'affaire expose au grand jour le conflit entre les valeurs affichées et les impératifs commerciaux.
L'implication pour vous : Pour une entreprise, choisir son partenaire IA n'est plus seulement un choix technologique, c'est un choix politique et éthique. Travailler avec un acteur qui fait des compromis sur ses valeurs, c'est prendre le risque de voir sa propre réputation entachée. La fiabilité d'un partenaire IA se mesure aussi à sa colonne vertébrale éthique.
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Vos logiciels sont-ils des forteresses ou des plateformes ?
Beaucoup d'entreprises sont prisonnières de logiciels fermés : des systèmes rigides, impossibles à connecter à d'autres outils. Résultat : pas d'automatisation, pas d'IA, des process manuels coûteux et une perte de compétitivité.
Chez Codito, nous auditons les parcs logiciels et la conclusion est souvent la même : il faut privilégier les logiciels ouverts. Un logiciel est 'ouvert' s'il dispose d'une API (Application Programming Interface), une sorte de 'porte' documentée qui permet de communiquer avec lui. Grâce à une API, on peut automatiser des tâches, et surtout, brancher des systèmes d'IA pour décupler la puissance de l'outil.
Des technologies comme le MCP (Model Context Protocol) vont encore plus loin, en permettant à des agents IA de dialoguer directement avec ces API. Choisir des logiciels ouverts, c'est la condition sine qua non pour construire une entreprise agile et prête pour l'IA.
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Pourquoi Codito abandonne OpenAI
L'actualité de cette semaine nous a confortés dans une décision stratégique : Codito Ergo Sum cesse d'utiliser les modèles d'OpenAI pour ses propres systèmes et pour les solutions que nous développons pour nos clients.
Notre nom, 'Codito Ergo Sum', est un hommage au 'Cogito' de Descartes. Il ancre notre identité dans une réflexion qui dépasse la simple technique. Nous pensons que l'IA est un phénomène de société qui engage notre responsabilité.
La position d'Anthropic, alignée sur des principes éthiques forts, correspond à nos valeurs. Nous choisissons de soutenir un acteur qui a prouvé qu'il était prêt à défendre ses convictions, même face à des pressions immenses. C'est un choix de cohérence, de confiance et de vision à long terme. Nous privilégierons désormais Anthropic et d'autres modèles qui partagent cet engagement.
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Cette semaine nous rappelle que la technologie n'est jamais neutre. Les choix que nous faisons aujourd'hui dessinent le monde de demain. Merci de votre lecture, et à dimanche prochain pour continuer à décrypter l'essentiel de l'IA.
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Émile
Président de Codito Ergo Sum
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