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CODITO SUNDAY
3 minutes pour une semaine d'avance
Dimanche 10 mai 2026
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Pierre
Directeur Général de Codito Ergo Sum
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Bonjour à toutes et à tous,
Prenez votre café, installez-vous : trois minutes pour une semaine d'avance.
Cette semaine, le rapport de forces dans l'IA s'est brutalement inversé. Anthropic dépasse OpenAI sur le terrain qui compte vraiment — les revenus récurrents auprès des entreprises. Et la même semaine, les deux laboratoires se sont lancés dans le conseil IA, à hauteur de 11,5 milliards de dollars combinés. Avant de réagir à cette accélération, encore faut-il avoir posé ses propres fondations. Voici l'enjeu, et la suite.
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Anthropic dépasse OpenAI : le rapport de forces a basculé
Le fait : Cette semaine, Anthropic a annoncé un revenu annualisé de 30 milliards de dollars, dépassant pour la première fois OpenAI (24 milliards). Dans la foulée, la société a atteint le 7 mai une valorisation de 1 200 milliards de dollars sur les marchés secondaires. Cinq jours plus tôt, Google avait engagé jusqu'à 40 milliards supplémentaires dans la société.
L'analyse Codito : Cette bascule n'est pas due au grand public. Elle vient des entreprises. Anthropic a mieux ancré ses outils — Claude, ses connecteurs, ses agents — dans les workflows professionnels que ChatGPT, qui demeure avant tout un produit grand public. Concrètement, dans les directions IT et dans les équipes opérationnelles, c'est de plus en plus Claude qui s'installe, et non ChatGPT. Ce n'est plus une rumeur : c'est désormais un fait comptable.
L'implication pour vous : Si votre entreprise a fait il y a douze mois le choix d'OpenAI parce que c'était l'évidence, ce choix mérite d'être réévalué. Pas chaque mois — mais une fois par trimestre, oui. La couche stratégique sur laquelle reposent vos workflows d'aujourd'hui ne sera pas forcément la dominante de demain.
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Le chiffre de la semaine
11,5 milliards de dollars. C'est ce qu'OpenAI (10 Md$ via The Deployment Company) et Anthropic (1,5 Md$ via une joint-venture avec Blackstone, Goldman Sachs et Apollo) ont injecté le 5 mai — le même jour — pour lancer leurs propres cabinets de conseil IA. Le conseil IA devient un front concurrentiel direct des laboratoires, qui ne se contentent plus de vendre l'API.
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Avant l'IA, vos processus. Le prérequis que personne ne vous vendra.
Lorsque l'on évoque l'intelligence artificielle, le réflexe est de chercher l'outil. Quel modèle ? Quelle plateforme ? Quel partenaire d'implémentation ?
C'est mettre la charrue avant les bœufs.
L'IA, quel que soit son éditeur, ne fonctionne durablement qu'à une condition : elle s'appuie sur des données et des processus structurés. Or la majorité des entreprises — y compris des structures établies, profitables, bien gérées — ne disposent ni d'une cartographie écrite de leurs processus métiers, ni d'un référentiel à jour de leurs données stratégiques. Les règles vivent dans la tête des collaborateurs ; les données s'éparpillent sur dix outils ; la mémoire institutionnelle s'évapore à chaque départ.
Tant que cette base n'est pas posée, déployer une IA dessus revient à amplifier le chaos plutôt qu'à l'organiser. Garbage in, garbage out — l'adage des années 1960 reste exact. Vos workflows reposent sur des hypothèses tacites ; un agent IA, lui, exige de l'explicite.
Concrètement, documenter signifie trois choses :
- Les processus métiers : qui fait quoi, dans quel ordre, avec quelles règles. Les exceptions comme les cas standards. Pas un slide général, mais un document opérationnel.
- Les données : où elles vivent, dans quel format, à quel niveau de qualité, sous la responsabilité de qui. Avec un schéma — pas une intuition.
- Les décisions structurantes : pourquoi vous procédez ainsi plutôt qu'autrement. C'est la mémoire institutionnelle — celle qu'un agent IA peut absorber et restituer, à condition qu'elle soit écrite quelque part.
Cet exercice n'est pas glamour. Aucun éditeur de modèle, aucun cabinet de conseil bardé de milliards ne vous le vendra spontanément, parce qu'il ne génère pas de revenu récurrent. C'est pourtant ce qui distingue les entreprises qui transforment réellement leur productivité grâce à l'IA, de celles qui empilent des outils sans les exploiter.
Chez Codito, c'est la première étape systématique de toute mission. Avant de poser de l'IA, nous éclairons le terrain. C'est précisément l'objet de notre Audit IA — quatre semaines pour cartographier vos processus, identifier vos angles morts et formaliser une feuille de route exécutable.
En savoir plus sur l'Audit IA Codito
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Émile décode le « vibe working » en 8 minutes
Si l'analyse de cette semaine — la bascule du leadership, la nécessité de structurer avant d'agir — vous a donné envie de creuser, mon associé Émile vient de publier une vidéo qui complète parfaitement le sujet.
En huit minutes, il décrypte le « vibe working » : un concept lancé par Microsoft en septembre 2025, désormais opérationnalisé, qui décrit la nouvelle manière de travailler à l'ère des agents IA. Il ne s'agit ni de ChatGPT, ni d'automatisation, ni de no-code. Il s'agit de piloter une équipe d'agents IA qui exécutent à votre place pendant que vous décidez, briefez et arbitrez.
Vous y trouverez :
- Ce qu'est réellement le vibe working et d'où il vient
- La stack concrète d'un vibe worker en 2026 (Wispr Flow + Claude chat / cowork / code + architecture d'agents)
- Les quatre nouveaux gestes professionnels à adopter dès maintenant
- Le piège massif qui se cache derrière cette nouvelle façon de travailler
Format pensé pour les dirigeants, fondateurs et équipes qui veulent garder une longueur d'avance.
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Merci d'avoir lu jusqu'ici. La semaine prochaine, nous reviendrons avec un nouveau tournant et un nouveau cas concret. D'ici là, posez vos fondations — et regardez la vidéo d'Émile pour voir à quoi ressemble la suite.
À dimanche prochain, — Pierre
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Pierre
Directeur Général de Codito Ergo Sum
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